tangoperpignan

Les Cours de Tango argentin

 Quel tango est enseigné chez Tangueros?

Quelques éclaircissements très sommaires pour répondre aux interrogations des nouveaux venus dans l’univers du tango (tanguero) et chez Tangueros.

Le tango de bal populaire et social. : une danse ouverte à tous, indépendamment des catégories sociales, de l’âge, du physique, des aptitudes, dans le respect du partenaire et des autres danseurs, en harmonie avec les autres couples sur la piste. Chaque couple est garant de la fluidité et de la qualité du bal. On s’emploie donc à respecter le code du bal qui est une sorte de « code de la route » et un code des bonnes manières et de la courtoisie. On n’embouteille pas, on ne danse pas à « contre-bal », on ne double pas, on ne bouscule pas, on ne cogne pas avec des mouvements intempestifs et inappropriés. On attend que la piste soit bien dégagée pour se livrer à des figures qui demandent de la place….Et encore!

On apprend une danse sociale et non une danse de scène et/ou acrobatique. Il ne s’agit pas davantage d’une danse sportive ou de compétition. On danse pour le plaisir partagé avec le/la partenaire et non pour la galerie.

** Les maestros argentins, VIRGINIA et CESAR enseignent le « tango salón«  , ou tango de bal  de pista ») dansé dans les milongas de Buenos Aires et qui se différencie du tango « fantasía o de escenario », chorégraphié et réservé à la scène (cf. vidéo ci-dessous. L’Argentine organise des championnats du monde en juillet, dans les deux catégories – « pista » et « escenario ». La vidéo témoigne de la brillante victoire, en juillet 2015, dans la spécialité « escenario » de Camila et Ezequiel).

Le tango de piste ou de bal se caractérise par l’élégance de la « pisada » et de la « caminata » (la marche dans toutes ses subtilités).

Il existe différents « styles » au sein du tango salón (par ex. le style Villa Urquiza -quartier de Buenos Aires- qui est d’une grande sobriété : cf. les Dispari ou les Costa). Le tango salón s’est enrichi d’apports provenant du tango dit « milonguero » (tours milongueros..) et du tango nuevo (volcadas, colgadas….). Le tango salón permet un « abrazo » (un enlacement) plus souple, qui peut être très fermé puis s’ouvrir sans excès, si nécessaire.

Ce tango est donc à la fois traditionnel et moderne car il se construit à partir d’un héritage qu’il intègre et qu’il fait évoluer. (La vidéo ci-dessous illustre le mélange de la tradition et de la modernité dans le cadre d’un spectacle dans la rue où deux générations de danseurs se donnent la réplique).

Tous les avatars du tango depuis le candombe

et l’orillero jusqu’au Nuevo,

tous les styles, tous les rythmes, sont le Tango. Il faut écouter les grands professionnels argentins qui s’expriment à ce sujet. (Cf. entretien avec l’un des grands maestros contemporains : Gustavo Naveira).

 

 

 

 

**- L’enseignement est organisé par cycles qui s’intéressent aux  3 rythmes du tango :

le tango : danse à 4 temps

– la valse argentine (vals criollo) : danse à 3 temps

 

la milonga : danse à 2 temps.

 

 

Milonga/milonguero :

La milonga est à la fois un rythme de danse,  un bal (de tango) et le lieu où se déroulent ces bals.

Un milonguero est un danseur de tango, une personne qui fréquente assidument les milongas.

Milonguero s’applique aussi à un « style » de tango. A titre d’exemple l’un des représentants de ce style est Carlitos Espinoza (cf. vidéo)


 

 

 

–Lexique du tango argentin :

https://milongaophelia.wordpress.com/3-les-termes-du-tango-argentin/

http://www.argentina-excepcion.com/guide-voyage/tango-argentine/glossaire-du-tango

 

 

 

** Nos « chevaux de bataille »

-La technique : Encore et toujours! Tous les cours et ateliers commencent par un volet technique, un « alphabet » du tango qu’il ne faut jamais cesser de répéter pour « l’incorporer » et « naturalizar el tango »: marche, technique hommes, technique femmes, technique de couple… et cerise sur le gâteau : les « adornos » (fioritures, ornements) pour embellir la danse.

– La musicalité : l’apprentissage des pas et figures va de concert avec l’écoute de la musique que l’on va interpréter dans sa danse. L’idéal étant une belle marche dans le respect de la musique avec des figures et des ornements dosés et posés avec subtilité sur le tango que l’on interprète, a fortiori s’il s’agit d’un tango chanté dont on ne comprend pas les paroles.

Attention : le contresens et le ridicule guettent!

Pedro « Tete » Rusconi disait  :

« Sans la musique, le rythme, la posture et l’équilibre, les pas ne servent à rien ».

« On ne peut pas enseigner un pas sans musique. On n’apprend pas un pas pour un pas.

En Argentine, dans certaines milongas, les TDJs doivent veiller au bon assemblage des textes au sein des séries de tango qu’ils organisent (tandas) sous peine de provoquer le courroux des danseurs. L’unité des textes des chansons est aussi importante que l’unité musicale de la tanda.

 

– Le respect du partenaire et des autres danseurs est fondamental. Un bal qui tourne bien respire à l’unisson sur la musique,  partageant un seul et même poumon.

L’espace du bal :  Le tango étant une marche, les danseurs doivent avancer et tourner ensemble dans le sens du bal : le sens inverse des aiguilles d’une montre. Si le bal tourne de manière fluide et homogène, les couples de danseurs ne se gêneront pas les uns les autres. En revanche, si le bal tourne mal ou trop lentement, en raison d’un nombre trop important de danseurs, de la musique, ou de danseurs qui ne participent pas au mouvement général du bal, les couples seront gênés, se bousculeront, se heurteront.

De l’espace du bal se dégage également une énergie collective qui se transmet à son tour dans la danse de chacun des couples.

Les codes du bal : https://milongaophelia.wordpress.com/le-code-du-tango-argentin-en-milonga/

-L’invitation galante dans les milongas par la mirada y el cabeceo : le « cabeceo » est une manière traditionnelle et discrète d’inviter et de choisir ses partenaires de danse en limitant la gêne ou les frustrations dues à un refus. On guette discrètement le regard (« la mirada ») de la personne avec qui l’on souhaite danser. Si celle-ci détourne le regard, cela signifie  qu’elle ne souhaite pas danser. Dans le cas contraire, un léger signe de tête suffit pour signifier l’invitation.

 

Quelques codes expliqués par les soeurs Bustelo

 

 

 

Niveaux de tango :

L’association ne peut proposer que 4 « niveaux » de cours qui s’adressent à des amateurs et s’inscrivent exclusivement dans une activité ludique et sociale de loisirs.

  • Niveau 1 – Initiation, Débutants, Faux débutants : 2 ans de cours et de pratique régulière
  • Niveau 2 -Intermédiaires I : 3-4 ans de cours et de  pratique régulière
  • Niveau 3– Intermédiaires II : 5-7 ans de cours et de pratique régulière
  • Niveau 4– Avancés = suivre des cours réguliers, danser très régulièrement, connaître les orchestres, interpréter la musique, etc.). : 8 ans (?) de cours et pratique régulière

 

Excepté pour les Débutants, le nombre d’années est indicatif : c’est surtout l’entraînement qui permet d’évoluer et de progresser. 1h30 de cours + 1 pratique + 1 milonga hebdomadaires seraient un minimum. Il faudrait pouvoir travailler son tango tous les jours et pratiquer plusieurs fois par semaine.

Le « niveau » ne  correspond pas forcément à un nombre X d’années de cours mais à un nombre X d’années de cours et de pratique régulière et assidue!

Le « bon niveau » est celui dans lequel on se sent à l’aise, on applique l’enseignement reçu sans difficultés majeures et on évolue, en se faisant plaisir et sans retarder l’ensemble du groupe.

Un cours collectif de 1h30 ne saurait être comparé à un cours particulier où l’on a l’enseignant exclusivement pour soi.

Chacun a son propre rythme et ses propres capacités de progression! Aucun professeur, aussi expert soit-il, ne pourra remplacer le travail individuel de chacun et ne pourra nous affranchir de nos propres limites mentales et corporelles…

**Avec une pratique régulière et le temps chaque danseur développera son style personnel de tango et apprendra à adapter  son répertoire de pas et de « figures » nés de la « salida« , -l’élément de base autour duquel tout s’organise-  à l’espace dont il dispose .

Les Débutants

  • Le tango n’étant pas inscrit naturellement dans notre culture, pour beaucoup de danseurs non connaisseurs de son univers, il est considéré comme une danse de plus parmi bien d’autres, souvent entourée de clichés et de fantasmes.
  • Afin d’éviter l’ennui et le découragement que pourrait générer l’approche trop austère et trop répétitive d’une danse aussi riche et complexe, la première année passée dans un cours Débutants est-elle une année où les enseignants donnent beaucoup d’informations et dégrossissent pas et « figures ». Le but premier est de permettre assez vite aux aspirants danseurs d’esquisser leurs premiers pas dans une milonga, -cet espace redouté par beaucoup- et de pouvoir y prendre rapidement du plaisir.  Le perfectionnement vient ensuite et il est à vie pour les « mordus ».
  • Les Débutants ne seront initiés au rythme de la milonga et de la valse* que lorsque les enseignants jugeront qu’ils peuvent commencer à en appréhender les difficultés rythmiques. Il leur faudra tout d’abord découvrir des éléments fondamentaux du tango: la connexion avec l’autre, le confort de l’abrazo (l’enlacement), la conscience de leur  propre axe, l’écoute, le guidage, la marche à deux et en musique dans le sens du bal, les tours…
  • On « danse grand » d’abord car cela paraît plus facile, puis on réduit, on épure, on affine et on peaufine, dans la subtilité.

Et les autres niveaux?

  • « Sauter des niveaux » ne permettra pas de progresser plus vite si on brûle des étapes. Il faudrait subordonner son impatience à ses propres limites, à ses capacités et à son rythme personnel de progression ainsi qu’au temps dont on dispose.
  • Le perfectionnement passe aussi par un retour ponctuel, ou plus régulier, dans les niveaux inférieurs.
  • Le nouvel élément qu’on apprend en cours n’est pas toujours transposable en l’état dans la milonga. Il faut d’abord bien en maîtriser les aspects techniques, le répéter jusqu’à se l’approprier et « l’incorporer » jusqu’à ce que ça devienne un mouvement « naturel ». Cela passe par un travail régulier de plusieurs mois.
  • Un « prêt-à-danser » systématique peut également être trompeur sur son propre niveau de danse.
  • Pour apprendre à danser « petit » il faut bien dégrossir d’abord, faire les choses en « plus grand », avec des mouvements plus amples car plus faciles, puis on réduit, on épure, on affine et on peaufine, dans la subtilité.
  • Le « trop étant l’ennemi du mieux », il n’est sans doute pas pertinent de participer à plus de 2 niveaux, la lassitude pouvant gagner très vite.

Bienvenue chez Tangueros

BON TANGO 2017-2018 !

 

Pour aller plus loin :

  • Liens :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tango_(danse)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tango_de_salon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tango_nuevo

http://tango-argentin.com/histoire-du-tango.php

http://www.argentina-excepcion.com/guide-voyage/tango-argentine/histoire-du-tango

http://www.argentine-info.com/2014/10/tango-une-danse-multiculturelle/

 

  • Vidéo en anglais sous-titrée très approximativement en français (sans doute par traducteur automatique en ligne)  : 
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